Din ch’Nord, tout i ch’est passé – où il est question d’au revoir, d’à bientôt et de vieillir

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Les weekends en déplacement se suivent et ne se ressemblent pas.
S’il ne suffit que d’une raison pour retrouver ses potes, comment refuser le déplacement quand on en accumule deux de plus?Alors cette fois ci, direction Lille pour faire un long coucou à Audrey, avant son départ au congo où elle remplacer Tintin qui, semble-t-il, a pris sa retraite…

Audrey au Congo

L’autre raison de se retrouver, s’était bien entendu la braderie. Et comme en plus celle-ci tombait le jour de mon anniversaire, et bien les raisons étaient trop belles, et l’échappatoire impossible!

Pour moi, arrivé avant tout le monde parce que je suis au chômage j’aime vraiment trop Audrey, le séjour a commencé ( et la fin du régime pas encore commencé) par un repas chez Gigi le jeudi midi.

Le vendredi Midi, direction un estaminet dans les Flandres, et plus exactement à Cassel (le village, pas l’acteur), pour déguster les spécialités de la région. Et croyez moi, elles ne sont pas que solides :). Avec notamment une tarte aux spéculos… MIAM!

Egalement l’occasion pour moi de rencontrer Joseph et Zazu qui nous accompagnaient. Oui, je sais, je devrait le dire dans l’autre sens en débutant par Zazu, mais quand je fais de la sorte, cela donne Zazu et Zozeph. Et bon, c’est pas top.

Donc, voici Zazu et Zozeph Joseph :

Oups! J’avais oublié que les filles étaient plus petites… On la refait donc (et on plie les genoux):

Et les Flandres dans tout ça?

Plutôt plat!

Retour sur Hellemes, puis direction le centre pour manger (j’ai l’impression, hormis avoir profité d’Audrey, de n’avoir fait que manger) à la Chicorée.

Pour moi, rentabilité obligé, c’est moule frite:

Je dois passer pour un excentrique auprès des autres clients quand je prends les photos de ce que j’ai à table. Pas grave !

Ludo et Peyo s’orientèrent eux vers le welsh royal. Bah déjà qu’un welsh c’est lourd, un royal c’est bien riche!

Un repas bien sympa, qui a permis de s’échauffer convenablement pour la suite du weekend. Surtout pour la prise de photos:

 

Puis direction le dortoir où nous allions passer les nuits à venir : le grenier de chez Audrey!!

Oui, comme vous pouvez le voir, ce que nous buvons avant d’aller nous coucher n’est pas très sain. Le multivitaminé va nous énervé, nous sur-stimulé et nous empêché de dormir. Bah ce fut le cas, surtout pour le nez et les végétations de Thomas. Thomas qui va travailler chez Husqvarna ou en post production pour le prochain massacre à la tronçonneuse.

Il semblerait que Charlotte ai pris la dose de vitamines de Céline…

Lendemain, le samedi donc, corvée de moules pour les garçons. Alors la corvée de moules c’est amusant, enfin quand y’en a pas 20L à faire. Mais en groupe c’est bien plus rapide!

Les filles n’étaient pas préposées au grattage (la moule étant un animal sauvage et vivant, il y a toujours le risque qu’il vous saute à la gorge, risque que bien peu ont souhaité prendre), mais plus aux desserts… Enfin disons qu’elles ont eu le droit d’assister Quentin, le roi du “grumble”.


Anne – Céline – Zazu – Audrey – Charlotte – Julie

Temps splendide sur Lille! Alors c’est sur l’herbe que nous avons profité des moules cuisinées par le papa d’Audrey. MIAM!

Vous aurez pu remarquer avec vos yeux attentifs que certains arborent la moustache – voire la moustache frontale. Rien n’est naturel (sans doutes dans quelques années), rassurez vous. Si Ludo a la chance de ressembler à un mousquetaire, je trouve que je ressemble à Frida Kahlo. La preuve en images:

 

 

 

 

 

Et visiblement, le monosourcil fait de l’effet sur les demoiselles!

Je pourrai continuer des heures uniquement sur le repas, les activités, les rires. Mais je ne vous montrerai que les faits les plus marquants.

Marquant comme moi, quand j’ai joué au foot (oui, j’ai fais du sport!).

Ensuite, il y a eu la bataille d’eau. Enfin j’ai été la principale victime, mais plutôt arroseur arrosé…

Et surtout, oui surtout, le soufflage des bougies!

(Non, Peyo n’a pas utilisé le verre pour inonder le gateau, juste pour étancher sa soif)

Puis après la sieste (pour certains), direction la braderie!

Alors là, on trouve de tout.

Un vrai morceau de la grotte de Lascau (si si!).

Prendre ses les jambes de quelqu’un d’autre à son cou!

Petit défi interne, pour profiter des charmes du chinage : tirage au sort d’un prénom, et recherche d’un cadeau. Budget : 2€.

Résultats variés et drôles!

Pour moi une bougie

Pour Charlotte des assiettes

Pour JB un bateau à moteur fabriqué en Inde

Pour Thomas une bonbonière

Pour Julie une toise.Alors la toise, c’est drôle à acheter, à offrir, mais à transporter c’est moyen!!

Enfin un gros avantage, c’est que dans la densité de la foule, la marguerite nous à permis de nous repérer!

Cette photo, prise devant Euralille, un centre commercial, précède notre retour chez Benjamin. Un arrêté préfectoral interdisait la vente de boissons en bouteille en verre après 15h. Alors sur le chemin nous nous sommes arrêté chez Mr Ali Mentation (merci Nicolas S.!), où nous avons trouvé du coca (entre autre).

Et puis après les pizzas rapidement ingérées, nous sommes retournés en ville. Allez, des photos!

Et puis il semblerait que nous ayons soit signé des autographes, soit filé nos numéros…

Au final, une très bonne soirée, avec des bons délires et personne de perdu (ou presque, hein JB!).

Le lendemain dimanche, autant dire que nous étions tous un peu fatigué de la veille. Mais qu’importe! Au menu, grillades et salades. Je vous rassure, nous avons mis la main à la pâte mais bon, je dois avouer un manque certain d’efficacité…

L’après midi, direction le centre (again) pour voir les bradeux une dernière fois… et humer les effluves dans la rue!

Dernière photo prise, avec plein de bons moments qui se sont suivis, et de l’émotion, et du fun, et du suspens (Céline parviendra-t-elle à changer son billet?), et puis encore du bon manger (merci Gigi, et papa & maman Audrey!).

Merci Audrey pour ce séjour, ce fut agréable de mettre un visage sur les noms que nous connaissions depuis 5 ans. Et une spéciale dédicace à Céline qui c’est posé la question suivante:

– Mais il manque quelqu’un; qui c’est le Benjamin dont tu parles dans le mail?
– Bah c’est paté… (qui était avec nous à table, et même depuis quelques heures)
– …

Tout in haut de ch’terril

Paroles: Arthur Wéry . Musique: Charlys 1993 “Renaud cante el’ Nord”

Dins chés corons queu r’mue-ménache
Chés mineurs vienn’t’ d’avoir leu congés
Prenn’t’ leu valisses et partent voyager
A la campagne ou vir leu parinté
Mi comme el’z’autes j’prinds mes bagaches
Ej’ m’in vas mais j’quitte pont min pat’lin
J’vos du pays v’là l’manière que j’m’y prinds
Sans débourser un sou d’train
Ej’ passe mes vacances tout in haut de ch’terril
J’a toudis d’la chance ch’terrain i’est jamais pris
J’monte eum’toile ed’tente, j’vis tout seul, ej’ m’arrinche
Ej’siffle, ej’ris, ej’cante, ej’sus heureux d’faire du campinche
Je m’fais la popotte, j’vis bien miux qu’à l’hôtel
J’mets comme les cocottes du rouche à mes ortels
Du haut dé m’couplette jé m’cros à Chambéry
Mais Jé n’suis qu’au faîte tout in haut de ch’terril
Comme point d’vue faut vir ch’que j’degotte
Les bos, les prairies des environs
Chés villaches, chés villes, nou corons
Et je m’rinche l’œul cha n’me coûte pas un rond
Sus min fu d’bos j’fais tout m’gargotte
Viandox, peumes tierre frites, morcieau d’lard
Et j’a monté trint’chinq lites ed’pinard
Pour mi chucher in père peinard …
Ej’ passe mes vacances tout in haut de ch’terril
J’a toudis d’la chance d’vir ch’que j’vos ch’est à mi
Quand arrife eul’soir, ej’vos v’nir d’z’amoureux
I z’attindent qu’i fèche noir, mais mi je n’les quitte pos des yeux
I vont s’inlaçant, s’dijant des balivernes
Tout in s’imbrassant dins chés blés, dins ch’luzerne
I’s font des papoules in s’app’lant “mon chéri”
Et mi j’vos tout cha d’tout in haut de ch’terril
Mais avant hier j’n’a pont eu d’chance
D’un seul cop vlà qu’i s’met à pluvoir
J’rinte à l’abri d’zous min perchoir
Em’tente all pichot, ch’tot pire qu’un arrousoir
Alors j’a poussé la romance
J’a sorti pour m’éviter l’cafard
Et j’a fluté chinq six lites eud’pinard
In berloquant comme un pochard …
J’a dégringolé tout in bas de ch’terril
Arrivé au pied jé m’sus rèl’vé tout meurtri
J’sais pus quo qu’j’a fait, j’avos tell’mint eun’cuite
A l’pache de m’barette j’avos sus m’tiête euch’codron à frites
A forche ed’bourler m’panche sus des caillaux
Y a eun’certain’plache i m’in manquot un morcieau
J’y a mis un bout d’loque j’sus pos prêt d’ête gueri
Et j’sus armonté tout in haut de ch’terril
Alors’ pindant trente ans l’mineur-campeur il n’quitte pis sin cher terril,
minme pinsionné il y va comme au passé. Seul’mint aujoud’hui i’est
malate, el’fosse all’l’a usé. I’est dins sin lit et les larmes aux yux in ravisant
à travers ech’carreau, i dit tout bas :
Comme cha va vite comme eul’temps passe
Au terril j’a campé bin d’z’années
A ch’t’heure i faut l’abandonner
Jé n’sus pus qu’un viux mineur pinsionné
Et j’n’a pus qu’des oches dins m’carcasse
J’sus vieilli mes gampes sont ramolies
Et de l’fermiète in étant dins min lit
In l’ravisant j’dis ch’est fini
J’mon’tra plus jamais tout in haut de ch’terril
Fini désormais l’méd’cin j’l’ai ben compris
Par quarante ans d’fond mes poumons i’ont quite cosse
L’poussière eud’carbon in appelle cha la silicosse
Ch’est bétot min tour ed’partir comme tant d’viux
D’faire un long séjour là auprès du Bon Dieu
J’espère qu’i m’laich’ra quand j’s’rai au Paradis
Cor’ v’nir in vavances tout in haut d’min terril
J’espère qu’i m’laich’ra quand j’s’rai au Paradis
Cor’ v’nir in vavances tout in haut d’min terril

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