Les tribulations d’un chercheur d’emploi (1)

Un constat : c’est début septembre, j’ai pas de boulot, et c’est bientôt l’hiver. Or, hivers égal froid, égal rhume grippe et malade-au-nez-qui-coule-aux-pieds-qui-caillent.  Et donc, faut aller au médecin, et donc, faut une couverture maladie.

Et c’est là le problème, en tant qu’étudiant en fin de droit,  je ne suis plus couvert par l’assurance maladie étudiante. D’où la nécessité d’aller m’inscrire aux Assedic (association pour l’emploi dans l’industrie et le commerce – organisme privé) afin de pouvoir, moi aussi, agrandir le trou de la sécu (Na!), et ensuite passer par la case ANPE.

Bon, première étape, Assedic. Par téléphone, en 10 minutes, les infos sont prises. Cool!! Le lendemain, un petit dossier arrive. Vraisemblablement, elle a du l’agrafer à une main, éventuellement en téléphonant, parce que l’agrafe est limite carrément au milieu de la page. Aller hop, un coup de couteau et c’est réparé.

Un courrier, qui m’indique que je dois ab-so-lu-ment aller voir un conseiller ANPE dans un certain laps de temps. Et puis un dossier “projet personnalisé d’accès à l’emploi” – “Avant de renontrer votre conseiller ANPE, préparez votre entretien“, cette dernière partie ici en gras est écrite deux fois plus grosse que le reste. Ok,j’ai compris, je préparerai mon entretien. je retourne le petit dossier comme on retourne un livre à la bibliothèque, voir s’ils vont m’en dire plus sur l’auteur ou l’intrigue. Décembre 2005. Merde, on m’a refilé un dossier périmé!

Je renifle, c’est bon, il sent pas le vieux lille (contrairement au saucisson que l’on m’a offert pour mon anniversaire, une sorte de saucisson hybride, qui sent le fromage et goûte le cochon – un peu comme dans la pub avec les bananes à la fraise, j’ai du fromage au saucisson).

J’ouvre, ça a l’air d’aller pour remplir. Quelques cases à cocher, des justificatifs, et vu que je vais joindre un CV, rien à ajouter à droite. Youpi. Si, je crie de joie.

Dernière page. “Avez vous rédigé votre CV?”. Merde. Ici aussi l’effet après 11 septembre. Ils vérifient que t’as fait le CV toi même, au cas où quelqu’un ait introduit une compétence dangereuse parmi des compétences banales. J’éviterai aussi d’aller à l’entretien obligatoire avec une bouteille d’eau, on sait jamais.

Le dossier complété (en cinq minutes et douze croix) je continue à feuilleter le package qu’ils m’ont envoyé.

Mauvaise nouvelle. Je vais pas toucher l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Merde. moi qui pensait pouvoir être payer pour retourner quelque part où je ne suis pas encore aller… Bon, ce qui me rassure, c’est qu’ils ont pas du avoir à réfléchir trop longtemps sur “est-ce qu’il est éligible?” vu que je ne réponds pas à l’article 1. C’est moins frustrant que si ça avait été l’article 97F – alinéa 9. Parce que là, tu te dis, putain,j’ai failli y parvenir. Non là, article 1, c’est bon.

Là, le drame. Les feuilles suivantes ont été agrafés mais pire encore, du genre euh… “Et si on faisait un concours pour voir qui arrive à agrafer les feuilles le plus loin du bord, avec la tête (non non non, ça ne sens pas le vécu). De toute façon, je verrai bien le responsable, s’il a une grosse marque sur le front…

Que du blah-blah, alors je tourne la page. C’est vrai quoi, faut aller de l’avant! (note pour Maman-Papa-Martine-unemployeurpotentiel: j’ai lu consciencieusement l’intégralité des papiers, mais c’est pour mes auditeurs qui demandent de l’humour que je fais preuve ‘humour)

Un autre dossier à remplir, pour l’Assedic celui là. Une signature. Ah, et un dossier qui s’appel “Mon dossier”. Ah, c’est donc celui là! Mais oui, vous savez, on vous dit parfois “attention, on a un dossier sur toi”. Bah croyez moi, y’a rien d’effrayant dedans. Des feuilles à lire (remarque c’est bien, le demandeur d’emploi est par définition une personne qui a du temps, alors quoi de mal à l’occuper en lui donnant de la lecture?), et puis en troisième de couverture, un petit compartiment avec des livrets sur les secteurs qui vont embaucher dans la régions cette année, les jours de fermeture des Assedics… Zut, y’a pas d’autocollant. J’aurai bien mis un autocollant “I support ASSSEDIC” ou alors “Assez Dick!” (s’ils ont de l’humour – et dans le même genre “B c’est tracy”) sur mon ordinateur, voir derrière la Renault 11. Tant pis.

Dans un prochain épisode, je vous raconterai mon RDV. Et vous en saurez plus sur le job hunting.

2 Comments

  1. Bon courage frangin. Tu découvres les joies de l’administration française dans toute sa splendeur. Je crois que seule la Poste bat les Assedic et l’ANPE à ce jeu là…

  2. Bon courage frangin. Tu découvres les joies de l’administration française dans toute sa splendeur. Je crois que seule la Poste bat les Assedic et l’ANPE à ce jeu là…

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